Présentation de la FNDIRP

Créée par les déportés et les internés, la FNDIRP, association « loi de 1901 », naquit en octobre 1945, cinq mois après la victoire sur le nazisme.

Elle porte l’héritage de ceux qui, au coeur même des camps nazis, faisaient le serment de témoigner au nom de tous ceux qui n’en reviendraient pas ; l’héritage des internés dans les prisons de la France occupée, des combattants qui se regroupaient pour accueillir les rescapés. Elle plonge donc ses racines dans les crimes sans précédent du nazisme.

Un serment, fait sur les lieux mêmes de leur souffrance, liait les survivants des camps : témoigner, au nom des morts, pour veiller sur l’avenir de l’homme et sur sa dignité.

C’est au nom de ce serment que la FNDIRP a développé depuis 1945 de multiples activités, parmi lesquelles :

  • activités de mémoire : éditions, témoignages, présence commémorative, soutien aux musées, participation au Concours National de la Résistance et de la Déportation, remise d’un prix universitaire (Marcel Paul), préservation des sites, lutte contre les négationnistes.
  • activités judiciaires et juridiques : constitution de partie civile dans les procès intentés pour crimes contre l’humanité, ou contre les tentatives négationnistes, droit à réparation sans discrimination pour les victimes, pour les conjoints et orphelins
  • activités internationales : contribution aux efforts de paix, de désarmement et de développement, notamment par la campagne « L’eau c’est la vie, moins pour l’armement, plus pour le développement » (financement de puits, d’un barrage, d’une maternité au Burkina-Faso), financement de prothèses destinées aux petites victimes angolaises des mines anti-personnel (350 000 F remis en 1996 à la Croix-Rouge internationale).
  • activités sociales : entraide et solidarité, création d’un centre médical, d’un centre de réadaptation professionnelle, d’une maison de retraite médicalisée, d’un centre hospitalier.
  • activités médicales : mieux connaître la pathologie spécifique et les séquelles de la déportation et de l’internement pour mieux soigner.

Elle rassemble toutes les catégories de victimes du nazisme et de ses complices vichystes : combattants de l’ombre, hommes et femmes persécutés au nom d’une idéologie raciste, exilés, patriotes résistants à l’occupation (PRO), familles de disparus, de fusillés, de massacrés.

La composition actuelle du Comité d’honneur et de la direction de la FNDIRP dont les co-fondateurs sont Marcel Paul, ministre du général de Gaulle, et le colonel F.-H. Manhès, adjoint de Jean Moulin, illustre la pratique pluraliste quotidienne :

  • Présidence collégiale composée de quatre anciens déportés : Walter Bassan, Frania Haverland, Robert Klein, Jean Villeret.
  • Secrétaire générale : Anita Baudouin.
  • Comité d’honneur : Roland Dumas, Juliette Gréco, Serge Wourgaft.

La FNDIRP, une association ouverte vers l’extérieur
Par le champ d’action de ses Commissions qui conduisent de multiples initiatives dans de nombreux domaines : affaires internationales, mémoire, communication, vie de la Fédération, juridique et médico-sociale.
Par une activité éditoriale régulière : Le Patriote Résistant, mensuel dont le lectorat s’élargit au-delà des victimes, édition de livres ou de documents fondamentaux.

Par son site Internet : actualités de la FNDIRP, choix d’articles du Patriote Résistant, dossiers et témoignages, la carte des camps et des notices informatives sur ces camps.

Par de nombreuses actions avec les enseignants et les historiens, les jeunes, les journalistes, les collectivités territoriales et d’autres associations.

Par ses organisations locales et départementales, par les divers services de son siège social : secrétariat général, rédaction et abonnement au journal, édition, librairie, caisse de solidarité-décès, service juridique et médico-social, documentation ouverte aux chercheurs.
La FNDIRP est un réseau associatif de bénévoles, assistés d’une équipe de salariés motivés au service de la mémoire et de la vigilance, dont les ressources sont constituées de cotisations, de dons, de legs et de différents produits d’édition (livres, calendriers, etc.).


La FNDIRP a créé la Fondation pour la mémoire de la Déportation
A la fin des années 1980, confrontée à la disparition progressive des survivants des camps, la FNDIRP se préoccupa de la grave question de la fin des associations de déportés. Convaincue que la mémoire des déportés est un gage d’avenir, la FNDIRP créa en 1990, avec l’Union des Mutuelles d’Ile-de-France (UMIF), la Fondation pour la mémoire de la Déportation, appelée à relayer les associations à leur disparition. Reconnue établissement d’utilité publique, elle a reçu le haut patronage du président de la République.
La Fondation réunit aujourd’hui l’ensemble des fédérations et associations d’anciens déportés et leurs familles. Elle est représentative des différents courants historiques de la Déportation et donc porteuse de plusieurs mémoires.
www.fmd.asso.fr
blog-fondation-memoire-deportation.blogspot.fr

En 1996, la FNDIRP créait l’Association des Amis de la Fondation pour la mémoire de la Déportation (AFMD), relais de la Fondation sur le terrain. Ses délégations territoriales existent aujourd’hui dans la plupart des départements et travaillent en lien avec les organisations d’anciens résistants et déportés. L’AFMD regroupe toutes les personnes physiques ou morales qui souhaitent agir pour assurer la pérennité, l’enrichissement et la transmission de la mémoire française et européenne de l’Internement et de la Déportation, dans le respect des buts de la Fondation pour la mémoire de la Déportation.
www.afmd.asso.fr