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Il traite
de tous les aspects de la déportation et de l'internement, historiques
et humains. Il fournit de nombreux témoignages, publie des interviews,
des critiques d'ouvrages. Il oeuvre à la défense des valeurs
de la Résistance et de déportation, propose des réflexions
sur la transmission de cette mémoire.
Lu
dans le numéro du mois de Janvier 2012
-
La préparation du
prochain Concours national de la Résistance et de la Déportation
(«Résister dans les camps nazis») permet de mettre au
jour des témoignages et documents de grand intérêt,
souvent méconnus. Ainsi en est-il de la fabrication et de la diffusion
d'un journal clandestin au camp d'Esterwegen, dont l'histoire nous est
rapportée par le Musée de la Résistance de Bondues,
près de Lille. Odile Louage.
- Quand les guérilleros
espagnols créent un hôpital militaire à Toulouse en
1944
C'est un épisode
peu connu de l'aide humanitaire internationale aux réfugiés
de la guerre civile espagnole : la création à Toulouse en
octobre 1944 d'un hôpital militaire, en vue de servir de centre de
soins aux guérilleros qui rentreraient blessés de l'opération
Reconquista menée les armes à la main pour chasser Franco
du pouvoir dans le prolongement de la victoire sur le nazisme. Jean-Pierre
Vittori.
- Le XXe siècle,
siècle des génocides? Tous les massacres de masse répondent-ils
à la définition de l'ONU?
Les crimes de masse furent
nombreux au cours du XXe siècle, leur évocation est accablante,
mais nécessaire. Un ouvrage récent d'historiens allemands
les détaille, s'interrogeant aussi sur la notion de génocide
parfois utilisée à tort. Jean-Luc Bellanger.
- Tous les déportés
s'interrogent sur l'avenir des mémoriaux de leurs anciens camps,
sur leur préservation, leur mise en valeur. Il en va de même
à l'Union des déportés d'Auschwitz (UDA) où
l'on réfléchit depuis longtemps au devenir de ce site devenu
emblématique de la déportation et du génocide des
juifs d'Europe. (...) Pour parler de ce projet ambitieux, nous avons pris
rendez-vous avec Raphaël Esrail, président de l'Union des déportés
d'Auschwitz. Propos recueillis par Irène Michine.
Lu
dans le numéro du mois de DÉCEMBRE 2011
-
Jean-Luc Bellanger présente
l'ouvrage d'un historien allemand qui compare les sources et applications
de la politique antijuive dans l'Allemagne hitlérienne et la France
de Pétain. Il rappelle ainsi « l'efficacité »
dans ce domaine de la collaboration franco-allemande et des administrations
des deux pays
- À quelques kilomètres
de Paris, Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) devient au début
de l'occupation le théâtre d'exécutions de plus en
plus fréquentes. Dans le bois de l'Orme mort, près du domaine
de la Vallée-aux-Loups (où vécut Chateaubriand), des
déserteurs allemands d'abord puis des otages sont abattus. Une exposition
fort intéressante sur « La Vallée aux Loups, 1941-1944
: hommage aux résistants, otages, fusillés de Châtenay-Malabry
» est actuellement présentée à la Maison de
Chateaubriand, aujourd'hui musée départemental des Hauts-de-Seine. Nous avons demandé
à Gisèle Caumont, historienne de l'art, commissaire de l'exposition
et responsable des publics à la Maison de Chateaubriand, d'évoquer
pour nous cette histoire aux aspects multiples.
Lu
dans le numéro du mois de NOVEMBRE 2011
-
Le ministère allemand
des Affaires étrangères et son personnel pendant et après
le nazisme
Ce n'est qu'en 2005 que
le ministère allemand des Affaires étrangères a lancé
une étude sur ses activités durant la période nazie
et l'après-guerre. Jean-Luc Bellanger a lu l'ouvrage qui en résulte,
consacré à ce docile agent d'un régime monstrueux.
- Michel Margairaz, spécialiste
d'histoire économique contemporaine, a dressé un bilan critique
de trois décennies de recherches sur l'économie et les politiques
économiques « sous » et « de » Vichy.
Ce faisant, il a analysé
l'évolution des approches sur la collaboration économique
à l'échelle de l'État, des entreprises, des groupes
sociaux ou des individus.
- Les graines de l'espoir
ont germé dans leurs jeunes esprits
Une adhérente
du Gard de la FNDIRP, Jacqueline Vigne, nous a signalé le travail
d'un professeur d'histoire dans un collège d'Alès «dont
les élèves engrangent les premiers prix du CNRD depuis quelques
années»...
- Dominique Blanc a fait salle comble en septembre et octobre derniers au théâtre de
l'Atelier à Paris où elle interprétait La Douleur
de Marguerite Duras. L'écrivain y décrit l'attente intolérable
du retour de son mari, Robert Antelme, le futur auteur de L'Espèce
humaine, déporté à Buchenwald et à Dachau.
Dominique Blanc est bouleversante dans cette pièce mise en scène
par Patrice Chéreau et Thierry Thieû Niang. Une pièce
dont elle nous dit qu'elle aimerait l'interpréter régulièrement...
«jusqu'à la fin de ma vie».
Lu
dans le numéro du mois de OCTOBRE 2011
- La Légion Condor 1936-1939: Les aviateurs de Hitler pour Franco
Dès juillet 1936, l'Allemagne nazie intervient dans la guerre
civile espagnole, qui constitue un terrain d'expérimentation hors
pair. Les aviateurs de la Légion Condor y jouent un rôle déterminant.
Jean-Luc Bellanger.
- 24 octobre 1941 : Les fusillés de Souge
En avril 1940, Georges Durou, 16 ans, est condamné à
Bordeaux à un an de prison ferme pour diffusion de tracts des Jeunesses
communistes. Le jour de sa libération du fort du Hâ, il est
interné au « centre de séjour surveillé »
de Mérignac. Enfermé dans la baraque des otages, il va être
confronté aux tragiques événements d'octobre 1941
qui conduiront à l'exécution de 50 otages au camp de Souge.
- Le 24e Prix Marcel Paul sera remis le 17 octobre au lauréat 2011,
Pierre Clément, dont le mémoire de Master 2 porte sur la Milice française et les miliciens dans le Rhône
(réalisé sous la direction de Laurent Douzou, Université
Lumière, Lyon 2). Nous publions ici quelques extraits de ce travail.
- En lisant « La France » (26 octobre 1944 29 mars 1945)
Des journaux français sont publiés à Sigmaringen
(Bade-Wurtemberg), où se sont réfugiés à partir
d'août 1944 Pétain, les chefs de la collaboration et leurs
fidèles. Parmi eux, La France, qui appelle à poursuivre le
combat aux côtés de l'Allemagne. Joseph Pinard.
-
PRO : le refus de la soumission au nazisme
Arrêté en janvier 1943 lors des rafles massives de familles
mosellanes refusant la germanisation, le jeune instituteur Léon
Sidot sera détenu dans des camps des Sudètes jusqu'en mai
1945. Bien que soumis à de multiples pressions de la part des nazis,
ses compatriotes mosellans et lui-même ne cèderont jamais.
Léon Sidot a témoigné des raisons du refus et des
conditions de détention de ces Patriotes Résistant à
l'Occupation (incluant des Alsaciens), dont l'engagement et les sacrifices
sont toujours très peu reconnus.
Lu
dans le numéro du mois de SEPTEMBRE 2011
- Deux
témoins dans l'URSS en guerre
Deux
témoignages sur l'Union soviétique en guerre récemment
parus viennent nous rappeler le formidable engagement de l'URSS et le prix
payé dans le combat antinazi, alors qu'on commémore le 70e
anniversaire de son invasion par l'Allemagne le 22 juin 1941. Le premier
témoignage est dû au correspondant de guerre britannique Alexander
Werth, qui se rend en septembre 1943 à Leningrad assiégé
depuis deux ans. Le second est l'|uvre de l'écrivain russe Elena
Rjevskaïa, qui, jeune interprète de guerre, a suivi l'Armée
rouge de février 1942 à mai 1945, jusque dans le bunker de
Hitler à Berlin. Irène Michine.
-
20
août 1941 : ouverture du camp de Drancy
Du
20 au 23 août 1941, 4232 hommes juifs dont 1500 de nationalité
française sont arrêtés à Paris : c'est la seconde
grande rafle de juifs dans la capitale. Ils sont conduits au camp de Drancy,
situé aux portes de Paris, qu'ils « inaugurent ». Parmi
eux, un étudiant en droit de 21 ans, Yves Jouffa, qui a été
raflé avec son père dans le XIe arrondissement. Celui qui,
après-guerre, deviendra un avocat militant et plus tard président
de la Ligue des droits de l'homme, avait confié à la FNDIRP
ses souvenirs sur son internement à Drancy. Les extraits de son
témoignage que nous publions ici concernent les premiers mois d'existence
du camp, il y a tout juste 70 ans.
- Topf
et fils, constructeurs des crématoires d'Auschwitz (et de quelques
autres KZ). Industrie
et génocide
Les fabricants allemands de fours crématoires, et en particulier ceux
de leurs employés qui ont constamment cherché à «
améliorer » ces machines, ne pouvaient ignorer le génocide.
Ils ont été des auxiliaires conscients et actifs de la barbarie
nazie. Un livre récent retrace l'histoire du principal constructeur
de ces fours, Topf et fils, pour les camps de concentration et en particulier
pour Auschwitz. Jean-Luc Bellanger.
- «
La dissidence en Martinique et en Guadeloupe, 1940-1945 » est le
thème d'une exposition que vient de réaliser l'Office national
des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC), en hommage aux Antillais
qui ont combattu pour les valeurs de la République. Elle est disponible
dans tous les départements. Lors de sa présentation à
l'Hôtel de la Marine à Paris en juillet dernier, nous avons
demandé à l'un de ses concepteurs, l'historien Thomas Pouty,
chargé de mission au département de la mémoire combattante
de l'ONAC, de nous décrire cette résistance dans les Antilles
qui reste largement méconnue en métropole. Propos recueillis
par Irène Michine.
Lu
dans le numéro du mois de JUIlLLET - AOÛT 2011
- Non aux réinterprétations
de l'Histoire : L'exemple de la Cour martiale du Grand-Bornand La Résistance
est souvent dénigrée et la suspicion jetée sur ses
acteurs qui sont aussi accusés d'avoir commis les pires forfaits
au moment de la Libération. On pourrait citer de nombreux exemples
de telles réinterprétations de l'Histoire. Ainsi en Haute-Savoie,
des offensives sont régulièrement lancées contre la
Cour martiale du Grand-Bornand qui condamna à mort et fusilla 76
miliciens en août 1944. Choquées par ces attaques récurrentes,
et la réhabilitation de collaborateurs des nazis, toutes les associations
de mémoire de la Résistance et de la Déportation du
département ont réagi en publiant une brochure rappelant
les faits dans leur contexte mais aussi les valeurs qui inspirèrent
les résistants. Nous en reproduisons l'introduction...
-
L'opération «Lion
de mer» ou comment les nazis, en 1940, ont hésité quelques
semaines à tenter un débarquement en Grande-Bretagne
Forts de leurs victoires
depuis septembre 1939, les nazis envisègèrent après
l'occupation de la France d'envahir l'Angleterre. Ils s'y préparèrent
sérieusement durant l'été et l'automne 1940... (Jean-Luc
Bellanger).
- Dachau, au carrefour des
mémoires... La vie concentrationnaire
fut caractérisée par un incroyable brassage de populations
ballottées d'un camp à l'autre, qui favorisa des rencontres
entre détenus ou au contraire les contraria. Comme à Dachau,
où Maurice Voutey arriva le 5 juillet 1944...
-
Chargé de recherche
au CNRS (CRHQ-Caen), Laurent Joly vient de publier un ouvrage sur « l'antisémitisme
de bureau » (voir PR de juin, p.22) dans lequel il étudie deux
institutions publiques qui ont joué un rôle majeur sous l'occupation
dans la politique de persécution antisémite: la préfecture
de Police de Paris et le commissariat général aux Questions
juives. Une enquête remarquable qui éclaire le fonctionnement
de l'État et les dérives de l'administration dans des situations
d'exception. Propos recueillis par Irène Michine.
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