LE PATRIOTE RESISTANT

Le Patriote Résistant est la publication mensuelle de la FNDIRP.
Il a été créé en 1946.

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Il traite de tous les aspects de la déportation et de l'internement, historiques et humains. Il fournit de nombreux témoignages, publie des interviews, des critiques d'ouvrages. Il oeuvre à la défense des valeurs de la Résistance et de déportation, propose des réflexions sur la transmission de cette mémoire. 

 Lu dans le numéro du mois de Janvier 2012

    1. La préparation du prochain Concours national de la Résistance et de la Déportation («Résister dans les camps nazis») permet de mettre au jour des témoignages et documents de grand intérêt, souvent méconnus. Ainsi en est-il de la fabrication et de la diffusion d'un journal clandestin au camp d'Esterwegen, dont l'histoire nous est rapportée par le Musée de la Résistance de Bondues, près de Lille. Odile Louage.

    2. Quand les guérilleros espagnols créent un hôpital militaire à Toulouse en 1944
      C'est un épisode peu connu de l'aide humanitaire internationale aux réfugiés de la guerre civile espagnole : la création à Toulouse en octobre 1944 d'un hôpital militaire, en vue de servir de centre de soins aux guérilleros qui rentreraient blessés de l'opération Reconquista menée les armes à la main pour chasser Franco du pouvoir dans le prolongement de la victoire sur le nazisme. Jean-Pierre Vittori.

    3. Le XXe siècle, siècle des génocides? Tous les massacres de masse répondent-ils à la définition de l'ONU? Les crimes de masse furent nombreux au cours du XXe siècle, leur évocation est accablante, mais nécessaire. Un ouvrage récent d'historiens allemands les détaille, s'interrogeant aussi sur la notion de génocide parfois utilisée à tort. Jean-Luc Bellanger.

    4. Tous les déportés s'interrogent sur l'avenir des mémoriaux de leurs anciens camps, sur  leur préservation, leur mise en valeur. Il en va de même à l'Union des déportés d'Auschwitz (UDA) où l'on réfléchit depuis longtemps au devenir de ce site devenu emblématique de la déportation et du génocide des juifs d'Europe. (...) Pour parler de ce projet ambitieux, nous avons pris rendez-vous avec Raphaël Esrail, président de l'Union des déportés d'Auschwitz. Propos recueillis par Irène Michine.
       

  Lu dans le numéro du mois de DÉCEMBRE  2011

    1. Jean-Luc Bellanger présente l'ouvrage d'un historien allemand qui compare les sources et applications de la politique antijuive dans l'Allemagne hitlérienne et la France de Pétain. Il rappelle ainsi « l'efficacité » dans ce domaine de la collaboration franco-allemande et des administrations des deux pays

    2. À quelques kilomètres de Paris, Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) devient au début de l'occupation le théâtre d'exécutions de plus en plus fréquentes. Dans le bois de l'Orme mort, près du domaine de la Vallée-aux-Loups (où vécut Chateaubriand), des déserteurs allemands d'abord puis des otages sont abattus. Une exposition fort intéressante sur « La Vallée aux Loups, 1941-1944 : hommage aux résistants, otages, fusillés de Châtenay-Malabry » est actuellement présentée à la Maison de Chateaubriand, aujourd'hui musée départemental des Hauts-de-Seine.  Nous avons demandé à Gisèle Caumont, historienne de l'art, commissaire de l'exposition et responsable des publics à la Maison de Chateaubriand, d'évoquer pour nous cette histoire aux aspects multiples.

  Lu dans le numéro du mois de NOVEMBRE 2011
    1. Le ministère allemand des Affaires étrangères et son personnel pendant et après le nazisme Ce n'est qu'en 2005 que le ministère allemand des Affaires étrangères a lancé une étude sur ses activités durant la période nazie et l'après-guerre. Jean-Luc Bellanger a lu l'ouvrage qui en résulte, consacré à ce docile agent d'un régime monstrueux.

    2. Michel Margairaz, spécialiste d'histoire économique contemporaine, a dressé un bilan critique de trois décennies de recherches sur l'économie et les politiques économiques « sous » et « de » Vichy.  Ce faisant, il a analysé l'évolution des approches sur la collaboration économique à l'échelle de l'État, des entreprises, des groupes sociaux ou des individus.
    3. Les graines de l'espoir ont germé dans leurs jeunes esprits Une adhérente du Gard de la FNDIRP, Jacqueline Vigne, nous a signalé le travail d'un professeur d'histoire dans un collège d'Alès «dont les élèves engrangent les premiers prix du CNRD depuis quelques années»...
    4. Dominique Blanc a fait salle comble en septembre et octobre derniers au théâtre de l'Atelier à Paris où elle interprétait La Douleur de Marguerite Duras. L'écrivain y décrit l'attente intolérable du retour de son mari, Robert Antelme, le futur auteur de L'Espèce humaine,  déporté à Buchenwald et à Dachau. Dominique Blanc est bouleversante dans cette pièce mise en scène par Patrice Chéreau et Thierry Thieû Niang. Une pièce dont elle nous dit qu'elle aimerait l'interpréter régulièrement... «jusqu'à la fin de ma vie».

Lu dans le numéro du mois de OCTOBRE 2011

    1. La Légion Condor 1936-1939: Les aviateurs de Hitler pour Franco Dès juillet 1936, l'Allemagne nazie intervient dans la guerre civile espagnole, qui constitue un terrain d'expérimentation hors pair. Les aviateurs de la Légion Condor y jouent un rôle déterminant. Jean-Luc Bellanger.
    2. 24 octobre 1941 : Les fusillés de Souge En avril 1940, Georges Durou, 16 ans, est condamné à Bordeaux à un an de prison ferme pour diffusion de tracts des Jeunesses communistes. Le jour de sa libération du fort du Hâ, il est interné au « centre de séjour surveillé » de Mérignac. Enfermé dans la baraque des otages, il va être confronté aux tragiques événements d'octobre 1941 qui conduiront à l'exécution de 50 otages au camp de Souge. 
    3. Le 24e Prix Marcel Paul sera remis le 17 octobre au lauréat 2011, Pierre Clément, dont le mémoire de Master 2 porte sur la Milice française et les miliciens dans le Rhône (réalisé sous la direction de Laurent Douzou, Université Lumière, Lyon 2). Nous publions ici quelques extraits de ce travail. 
    4. En lisant « La France » (26 octobre 1944 ­ 29 mars 1945) Des journaux français sont publiés à Sigmaringen (Bade-Wurtemberg), où se sont réfugiés à partir d'août 1944 Pétain, les chefs de la collaboration et leurs fidèles. Parmi eux, La France, qui appelle à poursuivre le combat aux côtés de l'Allemagne. Joseph Pinard.
    5. PRO : le refus de la soumission au nazisme Arrêté en janvier 1943 lors des rafles massives de familles mosellanes refusant la germanisation, le jeune instituteur Léon Sidot sera détenu dans des camps des Sudètes jusqu'en mai 1945. Bien que soumis à de multiples pressions de la part des nazis, ses compatriotes mosellans et lui-même ne cèderont jamais. Léon Sidot a témoigné des raisons du refus et des conditions de détention de ces Patriotes Résistant à l'Occupation (incluant des Alsaciens), dont l'engagement et les sacrifices sont toujours très peu reconnus.

Lu dans le numéro du mois de SEPTEMBRE 2011

    1. Deux témoins dans l'URSS en guerre Deux témoignages sur l'Union soviétique en guerre récemment parus viennent nous rappeler le formidable engagement de l'URSS et le prix payé dans le combat antinazi, alors qu'on commémore le 70e anniversaire de son invasion par l'Allemagne le 22 juin 1941. Le premier témoignage est dû au correspondant de guerre britannique Alexander Werth, qui se rend en septembre 1943 à Leningrad assiégé depuis deux ans. Le second est l'|uvre de l'écrivain russe Elena Rjevskaïa, qui, jeune interprète de guerre, a suivi l'Armée rouge de février 1942 à mai 1945, jusque dans le bunker de Hitler à Berlin. Irène Michine.
    2. 20 août 1941 : ouverture du camp de Drancy Du 20 au 23 août 1941, 4232 hommes juifs dont 1500 de nationalité française sont arrêtés à Paris : c'est la seconde grande rafle de juifs dans la capitale. Ils sont conduits au camp de Drancy, situé aux portes de Paris, qu'ils « inaugurent ». Parmi eux, un étudiant en droit de 21 ans, Yves Jouffa, qui a été raflé avec son père dans le XIe arrondissement. Celui qui, après-guerre, deviendra un avocat militant et plus tard président de la Ligue des droits de l'homme, avait confié à la FNDIRP ses souvenirs sur son internement à Drancy. Les extraits de son témoignage que nous publions ici concernent les premiers mois d'existence du camp, il y a tout juste 70 ans. 
    3. Topf et fils, constructeurs des crématoires d'Auschwitz (et de quelques autres KZ). Industrie et génocide Les fabricants allemands de fours crématoires, et en particulier ceux de leurs employés qui ont constamment cherché à « améliorer » ces machines, ne pouvaient ignorer le génocide. Ils ont été des auxiliaires conscients et actifs de la barbarie nazie. Un livre récent retrace l'histoire du principal constructeur de ces fours, Topf et fils, pour les camps de concentration et en particulier pour Auschwitz. Jean-Luc Bellanger.
    4. « La dissidence en Martinique et en Guadeloupe, 1940-1945 » est le thème d'une exposition que vient de réaliser l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC), en hommage aux Antillais qui ont combattu pour les valeurs de la République. Elle est disponible dans tous les départements. Lors de sa présentation à l'Hôtel de la Marine à Paris en juillet dernier, nous avons demandé à l'un de ses concepteurs, l'historien Thomas Pouty, chargé de mission au département de la mémoire combattante de l'ONAC, de nous décrire cette résistance dans les Antilles qui reste largement méconnue en métropole. Propos recueillis par Irène Michine.


Lu dans le numéro du mois de JUIlLLET - AOÛT 2011

    1. Non aux réinterprétations de l'Histoire : L'exemple de la Cour martiale du Grand-Bornand La Résistance est souvent dénigrée et la suspicion jetée sur ses acteurs qui sont aussi accusés d'avoir commis les pires forfaits au moment de la Libération. On pourrait citer de nombreux exemples de telles réinterprétations de l'Histoire. Ainsi en Haute-Savoie, des offensives sont régulièrement lancées contre la Cour martiale du Grand-Bornand qui condamna à mort et fusilla 76 miliciens en août 1944. Choquées par ces attaques récurrentes, et la réhabilitation de collaborateurs des nazis, toutes les associations de mémoire de la Résistance et de la Déportation du département ont réagi en publiant une brochure rappelant les faits dans leur contexte mais aussi les valeurs qui inspirèrent les résistants. Nous en reproduisons l'introduction...
    2. L'opération «Lion de mer» ou comment les nazis, en 1940, ont hésité quelques semaines à tenter un débarquement en Grande-Bretagne  Forts de leurs victoires depuis septembre 1939, les nazis envisègèrent après l'occupation de la France d'envahir l'Angleterre.  Ils s'y préparèrent sérieusement durant l'été et l'automne 1940... (Jean-Luc Bellanger).
    3. Dachau, au carrefour des mémoires... La vie concentrationnaire fut caractérisée par un incroyable brassage de populations ballottées d'un camp à l'autre, qui favorisa des rencontres entre détenus ou au contraire les contraria. Comme à Dachau, où Maurice Voutey arriva le 5 juillet 1944...
    4. Chargé de recherche au CNRS (CRHQ-Caen), Laurent Joly vient de publier un ouvrage sur « l'antisémitisme de bureau » (voir PR de juin, p.22) dans lequel il étudie deux institutions publiques qui ont joué un rôle majeur sous l'occupation dans la politique de persécution antisémite: la préfecture de Police de Paris et le commissariat général aux Questions juives. Une enquête remarquable qui éclaire le fonctionnement de l'État et les dérives de l'administration dans des situations d'exception. Propos recueillis par Irène Michine. 
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