LE PATRIOTE RESISTANT

Le Patriote Résistant est la publication mensuelle de la FNDIRP.
Il a été créé en 1946.

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Il traite de tous les aspects de la déportation et de l'internement, historiques et humains. Il fournit de nombreux témoignages, publie des interviews, des critiques d'ouvrages. Il oeuvre à la défense des valeurs de la Résistance et de déportation, propose des réflexions sur la transmission de cette mémoire. 

  Lu dans le numéro du mois de JUIN 2010 

  Lu dans le numéro du mois de MAI 2010 

    1. « Nuit et Brouillard », une chanson dans notre boîte à outils Dans notre numéro d'avril, nous avons rendu hommage à Jean Ferrat, disparu le 13 mars, en insistant sur la portée de sa chanson Nuit et Brouillard qui avait, écrivions-nous, « réveillé la mémoire et les consciences ». Daniel Simon approfondit la réflexion en analysant ci-dessous les circonstances de la création de cette chanson, sa teneur et son impact durable.
    2. Nazi de l'ombre, « il tirait toutes les ficelles » Dignitaire SS et juriste de talent, Werner Best (1903-1989) joua un rôle considérable dans l'élaboration de l'appareil policier nazi et l'organisation du système concentrationnaire, entre autres responsabilités. Maurice Voutey retrace le parcours de ce « criminel de bureau » qui sut toujours tirer son épingle du jeu.
    3. Les antinazis allemands étaient très isolés dans leur pays, leur résistance quasi désespérée n'en fut que plus admirable. S'appuyant sur deux publications allemandes récentes, Jean-Luc Bellanger en donne divers exemples. Des cheminots allemands contre Hitler et Une exposition du Mémorial du KZ de Neuengamme : La Résistance antinazie à Hambourg
    4. Du 17 au 21 mai, la FNDIRP se réunira en congrès à Marseille, l'occasion pour le PR d'évoquer quelques événements survenus de 1940 à 1944 dans la cité portuaire et sa région...
      Par la « mine et le feu », le Vieux-Port sera détruit Les rafles, l'évacuation et la destruction du Vieux-Port en janvier-février 1943, qui sont suivies de déportations massives, ont durablement marqué Marseille et demeurent un exemple flagrant de la collaboration d'État du régime de Vichy avec l'occupant nazi.
    5. Il se définit comme un « instituteur passionné d'histoire » et se compare à un anthropologue... Jacques Sigot a été l'un des premiers à s'intéresser à l'internement des Tsiganes en France, et en particulier au camp de Montreuil-Bellay, situé entre Angers et Saumur (Maine-et-Loire), reconstitué dans le beau film de Tony Gatlif, « Liberté », sorti en début d'année. Pour parler de cette histoire qu'il a largement contribué à faire connaître, nous avons rendu visite à Jacques Sigot à Montreuil-Bellay où il réside. Propos recueillis par Irène Michine.

  Lu dans le numéro du mois d'AVRIL 2010 

    1. La mort de Jean Ferrat le 13 mars dernier a suscité une vive émotion... et la France, avec une ferveur intacte, s'est mise à fredonner « Pourtant que la montagne est belle », « La femme est l'avenir de l'homme »ou bien sûr « Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers... », ce Nuit et Brouillard qui bouleversa les déportés à sa création en 1963 et qui bouleverse toujours aujourd'hui. Interviewé pour le Patriote Résistant en 1993 par Jean-Pierre Vittori, Jean Ferrat avait expliqué les raisons et circonstances de la création de cette chanson...
    2. Le centre d'histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon met en lumière le parcours engagé d'une femme, Rose Valland, qui choisit de lutter contre la mainmise des nazis sur les collections privées et publiques du patrimoine artistique français. Une forme de résistance et une résistante quelque peu oubliées... Rose Valland, une femme sur le front de l'art. Laure Devouast.
    3. Le génocide nazi des Tsiganes en URSS occupée (1941-1944) Les assassinats de masse perpétrés par les nazis dans les territoires occupés de l'Est européen visant les populations tsiganes ainsi que les malades mentaux sont encore peu connus. Des chercheurs allemands ont commencé à explorer les archives russes, ukrainiennes ou biélorusses qui ne manquent pas d'éléments pour attester de ces crimes. Jean-Luc Bellanger rend compte de deux publications sur ces thèmes.
    4. « John Ford, Samuel Fuller, George Stevens, de Hollywood à Nuremberg » Ils filmèrent les camps Une exposition au mémorial de la Shoah à Paris montre les images tournées par des cinéastes engagés dans l'armée américaine et qui entrèrent avec elle à Dachau et à Falkenau en mai 1945.
    5. Dans le sillage des armées alliées qui libèrent les camps en avril et mai 1945 se trouvent des journalistes correspondants de guerre. Sous le choc de ce qu'ils découvrent ils livrent leurs impressions à leurs lecteurs. Que ce soit à Bergen-Belsen ou à Vaihingen (Kommando de Natzweiler-Struthof), comme dans tous les autres camps nazis, un même effroi saisit les observateurs.
    6. Günter Morsch n'est pas un inconnu pour les lecteurs du PR puisque c'est la troisième interview de lui qui est publiée dans ces colonnes. La première remonte à janvier 1993, alors qu'il venait d'être nommé directeur du mémorial de Sachsenhausen et la deuxième à mai 1998 : à cette date il assumait déjà les fonctions de président de la Fondation des mémoriaux du Brandenbourg. Nous avons profité de son récent passage à Paris pour l'interroger plus particulièrement sur l'évolution de la mémoire en Europe et en Allemagne depuis une vingtaine d'années et sur le rôle des mémoriaux dans ce contexte. Propos recueillis par Jean-Luc Bellanger et Irène Michine.

  Lu dans le numéro du mois de MARS 2010 

    1. Une préparation minutieuse de plusieurs semaines fut nécessaire pour organiser en mai 1933 l'autodafé de livres par les nazis à Berlin et dans 22 autres villes allemandes.  L'autodafé de livres d'« esprit non allemand » de mai 1933. Un processus que détaille ici Jean-Luc Bellanger.
    2. Le 19 février 1944, les détenus de la centrale d'Eysses (Lot-et-Garonne) tentent à plus de1200 une évasion collective pour rejoindre la Résistance extérieure... La tentative échoue mais l'esprit de résistance d'Eysses restera emblématique des luttes contre Vichy des résistants emprisonnés. Eysses contre Vichy. Corinne Jaladieu.
    3. Bien que parfois enfouie notre mémoire est toujours fidèle...  Trois souvenirs  de Dachau. Robert Champrobert faisait partie des 1200 détenus d'Eysses qui furent déportés à Dachau par le convoi du 18 juin 1944. Une déportation dont les souvenirs ressurgissent toujours...
    4. Le 23 mars ont lieu les épreuves du Concours national de la Résistance et de la Déportation et dans les établissements scolaires, professeurs et élèves se mobilisent encore pour s'y préparer. Nous avons rencontré Christophe Bayard, l'un de ces enseignants qui consacrent tant de temps et d'énergie à aider leurs élèves, en s'appuyant sur la présence et le témoignage des anciens résistants et déportés, et qui poursuivent cette tâche citoyenne hors du cadre scolaire. Propos recueillis par Irène Michine.

  Lu dans le numéro du mois de FÉVRIER 2010 

    1. Il y a cent ans (le 21 février 1910) naissait le fondateur des Lettres Françaises clandestines Jacques Decour.  Arrêté en février 1942, il fut fusillé le 30 mai 1942. Jacques Decour,  un exemple d'homme libre. Pierre Favre.
    2. Tout au long de l'année 2010, une série d'événements culturels sur le thème : Une mémoire  française, Les Tsiganes pendant la Seconde Guerre mondiale, 1939-1946 va être organisée dans toute la France par un collectif d'associations afin de faire plus largement connaître le traitement indigne qui leur fut réservé. Les Tsiganes en Europe : un crime oublié Franck Schwab.
    3. Aux Tourelles passèrent des milliers de réprouvés. Parmi les multiples lieux d'internement ouverts sous l'occupation pour différentes catégories de détenus, beaucoup restent méconnus. C'est le cas du camp des Tourelles, à Paris, où fut internée France Hamelin.
    4. Un aspect peu connu de la politique allemande de revendications territoriales à l'Est Archivistes nazis en Pologne et Ukraine occupées. Une douzaine d'archivistes professionnels allemands choisis par les autorités nazies ont dirigé durant toute l'occupation les archives nationales, en Pologne depuis 1939, en Ukraine depuis 1941, et ce jusqu'à la libération de ces pays devant l'avance de l'Armée Rouge. Pourquoi et dans quel esprit, c'est l'objet de La recherche historique que résume ici Jean-Luc Bellanger.
    5. Denis Peschanski est directeur de recherche au CNRS - Centre d'histoire sociale du XXe siècle (Panthéon-Sorbonne) et l'auteur de nombreuses études sur la Seconde Guerre mondiale, en particulier la Résistance des étrangers ou les camps d'internement. Il vient de co-réaliser un documentaire sur ce dernier thème, auquel il avait consacré sa thèse de doctorat.. Propos recueillis par Irène Michine.

  Lu dans le numéro du mois de JANVIER 2010 

    1. Parmi les études scientifiques publiées sur la déportation, figurent un certain nombre de travaux réalisés par d'anciens détenus du système concentrationnaire qui ont fait oeuvre d'historien. Pourtant leurs recherches sont peu prises en compte par l'historiographie - comme le montre Thomas Fontaine dans cet article.  Des déportés historiens Une autre historiographie
    2. Des centaines de milliers d'anciens nazis, souvent des cadres, échappèrent au processus de dénazification mis en place par les Alliés après la capitulation allemande. Ils réapparurent rapidement dans tous les domaines d'activité... Jean-Luc Bellanger  L'échec de la dénazification en RFA
    3. À l'invitation de l'Association Fonds Mémoire d'Auschwitz (AFMA 92), le PR s'est rendu sur les sites d'Auschwitz et de Birkenau avec un groupe d'élus des Hauts-de-Seine.  Alors que dans quelques semaines sera commémoré le 65e anniversaire de la libération d'Auschwitz le 27 janvier 1945, ces mémoriaux continuent d'attirer chaque année plus d'un million de visiteurs. Irène Michine
    4. Charles Gelbhart est parti pour Auschwitz par le premier convoi de juifs déportés de France, le 27 mars 1942, et fait partie des 23 survivants (sur 1 112 déportés) qui sont rentrés en 1945. Ce texte est le résumé du témoignage qu'il devait faire au procès de Klaus Barbie à Lyon en 1987 et qu'il n'a pu faire en raison d'un malaise dans la nuit qui précéda l'audience.
    5. Directeur de recherche au Centre d'histoire de Sciences Po, Guillaume Piketty est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la Résistance. Il vient de publier Français en résistance, un recueil du plus grand intérêt rassemblant carnets, correspondances et journaux intimes de résistants, souvent inédits. Parmi eux, l'écrivain et journaliste Louis Martin-Chauffier, qui fut membre du comité d'honneur de la FNDIRP et qui tint une chronique mensuelle dans le PR. Guillaume Piketty a publié en 2009 deux autres livres... Propos recueillis par Irène Michine.

  Lu dans le numéro du mois de DÉCEMBRE 2009 

    1. Les lieux de mémoire existent pour informer sur l'histoire qui s'y est déroulée et donner à réfléchir. Mais comment doivent-ils transmettre la connaissance avec objectivité ? Que conserver de ces sites et de quelle manière ? Comment se garder d'un culte de la mémoire oublieux de l'histoire ? À ces questions, et à beaucoup d'autres, ont tenté de répondre directeurs de mémoriaux et de musées, historiens, représentants d'associations qui ont participé à Luxembourg du 19 au 21 octobre dernier à un séminaire européen sur le thème : «Perspectives européennes de la pédagogie sur les lieux d'histoire et de mémoire » de la Seconde Guerre mondiale. Les organisateurs, parmi lesquels le Centre de documentation et de recherche sur l'Enrôlement forcé de Luxembourg, ont rédigé un compte rendu des travaux que nous publions ci-dessous car leurs réflexions nous concernent directement.
    2. Il aura fallu attendre septembre 2009 pour que les soldats allemands condamnés par la justice militaire nazie comme « traîtres de guerre » soient enfin réhabilités en Allemagne (après les déserteurs en 2002). Cette justice militaire, qui prononça autour de 30 000 condamnations à mort, fait l'objet d'une exposition qui circule actuellement en Allemagne. Comment les juges de la Wehrmacht utilisaient le « droit » pour servir l'injustice.  La « justice » militaire nazie. Jean-Luc Bellanger.
    3. Lyon, 31 décembre 1943 : au petit matin la Résistance dépose dans les kiosques 25 000 faux exemplaires du Nouvelliste, qui sont substitués aux vrais numéros de ce journal collaborateur. 
      Cette  opération spectaculaire a été minutieusement préparée par les Mouvements Unis de la Résistance (MUR) et parfaitement réussie, tous les exemplaires sont vendus avant que le subterfuge ne soit déjoué. La police française et la Gestapo n'en retrouveront jamais les responsables. L'affaire du faux Nouvelliste démontre la force de la Résistance, son écho, amplifié par la BBC, est retentissant.  Nous retraçons son histoire sur la base des témoignages de ceux qui en furent les acteurs.
    4. Le PR annonçait dans son précédent numéro la sortie nationale du film de Gilles Perret : « Walter, retour en résistance », consacré à l'ancien résistant et déporté Walter Bassan, adhérent à la FNDIRP de Haute-Savoie. Dans ce film qui connaît un certain retentissement, il est question de Résistance et de déportation, mais aussi des valeurs de la Résistance et de la citoyenneté, du CNR et de son Programme, des acquis sociaux de la Libération, aujourd'hui remis en cause... Rencontre avec un homme qui, comme beaucoup de membres de la FNDIRP, n'a finalement jamais cessé de résister. Propos recueillis par Irène Michine.
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