| Il traite
de tous les aspects de la déportation et de l'internement, historiques
et humains. Il fournit de nombreux témoignages, publie des interviews,
des critiques d'ouvrages. Il oeuvre à la défense des valeurs
de la Résistance et de déportation, propose des réflexions
sur la transmission de cette mémoire.
Lu
dans le numéro du mois de FÉVRIER 2010
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Il y a cent ans (le 21 février
1910) naissait le fondateur des Lettres Françaises clandestines
Jacques Decour. Arrêté en février 1942, il fut
fusillé le 30 mai 1942.
Jacques Decour, un exemple d'homme
libre. Pierre Favre.
- Tout au long de l'année
2010, une série d'événements culturels sur le thème
: Une mémoire française, Les
Tsiganes pendant la Seconde Guerre mondiale, 1939-1946 va être
organisée dans toute la France par un collectif d'associations afin
de faire plus largement connaître le traitement indigne qui leur
fut réservé.
Les Tsiganes en Europe : un crime oublié Franck Schwab.
- Aux Tourelles passèrent des milliers de réprouvés. Parmi les multiples lieux
d'internement ouverts sous l'occupation pour différentes catégories
de détenus, beaucoup restent méconnus. C'est le cas du camp
des Tourelles, à Paris, où fut internée France Hamelin.
- Un aspect peu connu de
la politique allemande de revendications territoriales à l'Est Archivistes
nazis en Pologne et Ukraine occupées. Une douzaine d'archivistes
professionnels allemands choisis par les autorités nazies ont dirigé
durant toute l'occupation les archives nationales, en Pologne depuis 1939,
en Ukraine depuis 1941, et ce jusqu'à la libération de ces
pays devant l'avance de l'Armée Rouge. Pourquoi et dans quel esprit,
c'est l'objet de La recherche historique
que résume ici Jean-Luc Bellanger.
- Denis Peschanski est directeur
de recherche au CNRS - Centre d'histoire sociale du XXe siècle (Panthéon-Sorbonne)
et l'auteur de nombreuses études sur la Seconde Guerre mondiale,
en particulier la Résistance des étrangers ou les camps d'internement.
Il vient de co-réaliser un documentaire sur ce dernier thème,
auquel il avait consacré sa thèse de doctorat.. Propos recueillis par
Irène Michine.
Lu
dans le numéro du mois de JANVIER 2010
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Parmi les études
scientifiques publiées sur la déportation, figurent un certain
nombre de travaux réalisés par d'anciens détenus du
système concentrationnaire qui ont fait oeuvre d'historien. Pourtant
leurs recherches sont peu prises en compte par l'historiographie - comme
le montre Thomas Fontaine dans cet article.
Des déportés
historiens Une autre historiographie
- Des centaines de milliers
d'anciens nazis, souvent des cadres, échappèrent au processus
de dénazification mis en place par les Alliés après
la capitulation allemande. Ils réapparurent rapidement dans tous
les domaines d'activité... Jean-Luc Bellanger L'échec de la
dénazification en RFA
- À l'invitation
de l'Association Fonds Mémoire d'Auschwitz (AFMA 92), le PR s'est
rendu sur les sites d'Auschwitz et de Birkenau avec un groupe d'élus
des Hauts-de-Seine. Alors que dans quelques semaines sera commémoré
le 65e anniversaire de la libération d'Auschwitz le 27 janvier 1945,
ces mémoriaux continuent d'attirer chaque année plus d'un
million de visiteurs. Irène Michine
- Charles Gelbhart est parti
pour Auschwitz par le premier convoi de juifs déportés de
France, le 27 mars 1942, et fait partie des 23 survivants (sur 1 112 déportés) qui sont rentrés en 1945. Ce texte est le résumé du témoignage qu'il devait faire au procès de Klaus Barbie à Lyon en 1987 et qu'il n'a pu faire en raison d'un malaise dans la nuit qui précéda l'audience.
- Directeur de recherche
au Centre d'histoire de Sciences Po, Guillaume Piketty est l'auteur de
plusieurs ouvrages sur la Résistance. Il vient de publier Français
en résistance, un recueil du plus grand intérêt rassemblant
carnets, correspondances et journaux intimes de résistants, souvent
inédits. Parmi eux, l'écrivain et journaliste Louis Martin-Chauffier,
qui fut membre du comité d'honneur de la FNDIRP et qui tint une
chronique mensuelle dans le PR. Guillaume Piketty a publié en 2009
deux autres livres... Propos recueillis par
Irène Michine.
Lu
dans le numéro du mois de DÉCEMBRE 2009
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Les lieux de mémoire
existent pour informer sur l'histoire qui s'y est déroulée
et donner à réfléchir. Mais comment doivent-ils transmettre
la connaissance avec objectivité ? Que conserver de ces sites et
de quelle manière ? Comment se garder d'un culte de la mémoire
oublieux de l'histoire ? À ces questions, et à beaucoup d'autres,
ont tenté de répondre directeurs de mémoriaux et de
musées, historiens, représentants d'associations qui ont
participé à Luxembourg du 19 au 21 octobre dernier à
un séminaire européen sur le thème : «Perspectives européennes de la pédagogie sur les lieux d'histoire
et de mémoire » de
la Seconde Guerre mondiale. Les organisateurs, parmi lesquels le Centre
de documentation et de recherche sur l'Enrôlement forcé de
Luxembourg, ont rédigé un compte rendu des travaux que nous
publions ci-dessous car leurs réflexions nous concernent directement.
- Il aura fallu attendre
septembre 2009 pour que les soldats allemands condamnés par la justice
militaire nazie comme « traîtres de guerre » soient enfin
réhabilités en Allemagne (après les déserteurs
en 2002). Cette justice militaire, qui prononça autour de 30 000
condamnations à mort, fait l'objet d'une exposition qui circule
actuellement en Allemagne.
Comment les juges de
la Wehrmacht utilisaient le « droit » pour servir l'injustice.
La « justice » militaire nazie. Jean-Luc Bellanger.
- Lyon, 31 décembre
1943 : au petit matin la Résistance dépose dans les kiosques
25 000 faux exemplaires du Nouvelliste,
qui sont substitués aux vrais numéros de ce journal collaborateur.
Cette opération
spectaculaire a été minutieusement préparée
par les Mouvements Unis de la Résistance (MUR) et parfaitement réussie,
tous les exemplaires sont vendus avant que le subterfuge ne soit déjoué.
La police française et la Gestapo n'en retrouveront jamais les responsables.
L'affaire du faux Nouvelliste
démontre la force de la Résistance, son écho, amplifié
par la BBC, est retentissant. Nous retraçons
son histoire sur la base des témoignages de ceux qui en furent les
acteurs.
- Le PR annonçait
dans son précédent numéro la sortie nationale du film
de Gilles Perret : « Walter,
retour en résistance »,
consacré à l'ancien résistant et déporté
Walter Bassan, adhérent à la FNDIRP de Haute-Savoie. Dans
ce film qui connaît un certain retentissement, il est question de
Résistance et de déportation, mais aussi des valeurs de la
Résistance et de la citoyenneté, du CNR et de son Programme,
des acquis sociaux de la Libération, aujourd'hui remis en cause...
Rencontre avec un homme qui, comme beaucoup de membres de la FNDIRP, n'a
finalement jamais cessé de résister. Propos recueillis par
Irène Michine.
Lu
dans le numéro du mois de NOVEMBRE 2009
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Journaux intimes, engagements
d'écrivains, correspondances privées, poésie, lettres
de fusillés..., autant de thèmes évoqués à
Besançon au mois d'octobre, lors d'un colloque international consacré
à l'écriture sous
l'occupation. Irène Michine.
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On
va à la chasse tirer les zèbres » Les marches de la
mort, dernier acte de l'entreprise génocidaire nazie Au cours
des derniers mois de la guerre, les évacuations des camps de concentration
constituent une ultime tragédie de la déportation. On estime
que sur les quelque 700 000 personnes encore détenues dans le système
concentrationnaire en janvier 1945, de 250 000à 300 000 ont perdu
la vie pendant cette période. L'historien Daniel Blatman a consacré
un ouvrage détaillé et novateur à ces massacres. Danièle
Baron.
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«
Je te salue et je pars pour l'Abyssinie » En octobre 1935 l'Italie
fasciste envahissait l'Éthiopie (ou Abyssinie) à partir de
ses bases coloniales de l'Érythrée et de la Somalie et le
pays devenait bientôt possession italienne. L'opinion publique, qui
avait été bien préparée à cette expédition
militaire par la propagande mussolinienne, la soutint ardemment. C'est
ce qu'a constaté Jean-Luc Bellanger dans le catalogue d'une exposition
qui a eu lieu à Milan il y a une dizaine d'années, dont le
thème rejoint directement nos préoccupations les plus constantes.
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Il est beaucoup question
de Missak Manouchian ces temps-ci. Le Patriote
Résistant a récemment
donné la parole à Robert Guédiguian pour présenter
son film L'armée du crime
consacré
aux héros de l'Affiche rouge.
Didier
Daeninckx complète l'hommage en publiant deux ouvrages, l'un
chez Perrin, (Missak),
le second aux Éditions Rue du Monde (Missak.
L'Enfant de l'Affiche rouge). Rencontre
avec ce romancier talentueux qui sait si bien faire parler l'Histoire en
racontant des histoires. Propos recueillis par Jean-Pierre Vittori.
Lu
dans le numéro du mois de OCTOBRE 2009
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Ludwigsburg,
ville symbole Un nom de ville symbolise en Allemagne les recherches
et poursuites en matière de crimes nazis, celui de Ludwigsburg,
près de Stuttgart. C'est là que fut ouvert en 1958 un organisme
compétent pour toute l'Allemagne fédérale, chargé
de « l'élucidation » de ces crimes. Jean-Luc Bellanger.
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Au
château du Grand-Blottereau à Nantes. Une maison pour les
orphelins de fusillés et de déportés À
la Libération, des maisons d'enfants sont créées pour
accueillir les rares jeunes rescapés des camps mais aussi des orphelins
de déportés et de fusillés. Elles sont souvent gérées
par des associations telles l'Oeuvre de secours aux enfants, l'Union des
juifs pour la résistance et l'entraide ou l'Association des familles
de fusillés et massacrés de la Résistance. Cette dernière
ouvre par exemple à Nantes durant l'été 1945 une «
Maison de l'enfance »...
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C'est le 21 octobre prochain
que le Prix Marcel Paul sera remis aux lauréates 2009 : Corinne
Benestroff (1er prix) dont le mémoire de Master 2 traite de
L'imagination
de l'inimaginable : interrogations sur la résilience et la Résistance
(L'Écriture ou la vie, de Jorge Semprun)s'appuyant sur l'oeuvre
de Jorge Semprun (déporté à Buchenwald) et particulièrement
sur son ouvrage L'Écriture ou la vie, aborde le thème
de la résilience, cette capacité de résistance au
choc du traumatisme, et Élodie
Jouand (2e prix).
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Tout l'art du théâtre
est un art de dire », affirmait Louis Jouvet. Depuis deux ans,
Claire Assali et Laurent Cyr
font la preuve qu'ils maîtrisent parfaitement cet art en représentant
Paroles
de déportés, un spectacle conçu à partir
des poèmes publiés dans le recueil du même nom de la
FNDIRP et que le congrès de Metz en mai 2008 a plébiscité.
En juillet dernier, les deux comédiens sont partis à la rencontre
d'autres publics en se produisant au festival « off » d'Avignon.
Un tel spectacle y-a-t-il sa place ? C'est l'une des questions que nous
avons posée aux deux jeunes gens. Propos recueillis par Irène
Michine.
Lu
dans le numéro du mois de SEPTEMBRE 2009
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Poussées par la conjoncture
et le souci de leur image internationale, l'industrie et la finance allemandes
ont depuis quelques années enfin accepté de se mesurer à
leur passé nazi en dédommageant les travailleurs asservis
et en favorisant la recherche historique. L'ouvrage
Profiteurs
du système nazi ?, qu'a lu Jean-Luc Bellanger, traitant
d'entreprises ayant joué un rôle indiscutable durant les années
hitlériennes, en est un exemple.
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À partir de novembre
1940, sur ordre de l'occupant, près de 350 nomades se trouvant en
Loire-Inférieure (l'actuelle Loire-Atlantique), sont internés
au camp de la Forge, à Moisdon-la-Rivière, placé sous
administration française. En raison de l'insalubrité des
lieux, ils sont transférés en mars 1941 au camp de Choisel,
à Châteaubriant, avant de retourner à La Forge en octobre
; ils y resteront jusqu'en mai 1942. L'internement de ces familles tsiganes
dans les deux camps a été étudié par Émilie
Jouand, qui a obtenu le deuxième prix du Prix Marcel Paul 2009.
L'internement
des nomades en Loire-Inférieure.
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La
langue du Troisième Reich, une « langue confisquée
»Jusqu'au 26 septembre le Centre européen du résistant
déporté, en partenariat avec la Bibliothèque nationale
et universitaire de Strasbourg, présente une exposition bilingue
consacrée à l'oeuvre du philologue juif allemand Victor Klemperer.
Intitulée
La langue confisquée
(die geraubte Sprache), elle montre
aussi comment sous le régime nazi la langue allemande fut détournée
et transformée à des fins de propagande. Liliane Amoudruz,
qui a visité l'exposition, nous en donne un large aperçu.
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Gisèle
Guillemot est une figure familière de la FNDIRP. Membre du conseil
d'administration, elle participe à plusieurs commissions et au comité
de rédaction du Patriote Résistant. Mais elle est également
connue bien au-delà de la Fédération pour ses bouleversants
poèmes de résistance et de déportation et son premier
livre, (Entre parenthèses), de Colombelles à Mauthausen
(L'Harmattan, 2001), a été salué comme un grand témoignage
sur la déportation. Dans un nouveau livre, paru récemment,
elle dévoile entre autres les souvenirs du temps où elle
était une « petite main de la Résistance »,
comme elle le dit bien modestement. Un beau témoignage qui nous
donne l'occasion s'il en fallait de la rencontrer un peu plus longuement
pour parler de ce passé encore si vivant. Propos recueillis par
Irène Michine.
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