| Il traite
de tous les aspects de la déportation et de l'internement, historiques
et humains. Il fournit de nombreux témoignages, publie des interviews,
des critiques d'ouvrages. Il oeuvre à la défense des valeurs
de la Résistance et de déportation, propose des réflexions
sur la transmission de cette mémoire.
Lu
dans le numéro du mois de JUIN 2010
Lu
dans le numéro du mois de MAI 2010
- « Nuit et Brouillard », une chanson dans notre boîte à outils Dans notre numéro d'avril, nous avons rendu hommage à Jean Ferrat, disparu le 13 mars, en insistant sur la portée de sa chanson Nuit et Brouillard qui avait, écrivions-nous, « réveillé la mémoire et les consciences ». Daniel Simon approfondit la réflexion en analysant ci-dessous les circonstances de la création de cette chanson, sa teneur et son impact durable.
- Nazi de l'ombre, « il tirait toutes les ficelles » Dignitaire SS et juriste de talent, Werner Best (1903-1989) joua un rôle considérable dans l'élaboration de l'appareil policier nazi et l'organisation du système concentrationnaire, entre autres responsabilités. Maurice Voutey retrace le parcours de ce « criminel de bureau » qui sut toujours tirer son épingle du jeu.
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Les antinazis allemands étaient très isolés dans leur pays, leur résistance quasi désespérée n'en fut que plus admirable. S'appuyant sur deux publications allemandes récentes, Jean-Luc Bellanger en donne divers exemples. Des cheminots allemands contre Hitler et Une exposition du Mémorial du KZ de Neuengamme : La Résistance antinazie à Hambourg
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Du 17 au 21 mai, la FNDIRP se réunira en congrès à Marseille, l'occasion pour le PR d'évoquer quelques événements survenus de 1940 à 1944 dans la cité portuaire et sa région...
Par la « mine et le feu », le Vieux-Port sera détruit
Les rafles, l'évacuation et la destruction du Vieux-Port en janvier-février 1943, qui sont suivies de déportations massives, ont durablement marqué Marseille et demeurent un exemple flagrant de la collaboration d'État du régime de Vichy avec l'occupant nazi.
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Il se définit comme un « instituteur passionné d'histoire » et se compare à un anthropologue... Jacques Sigot a été l'un des premiers à s'intéresser à l'internement des Tsiganes en France, et en particulier au camp de Montreuil-Bellay, situé entre Angers et Saumur (Maine-et-Loire), reconstitué dans le beau film de Tony Gatlif, « Liberté », sorti en début d'année. Pour parler de cette histoire qu'il a largement contribué à faire connaître, nous avons rendu visite à Jacques Sigot à Montreuil-Bellay où il réside.
Propos recueillis par Irène Michine.
Lu
dans le numéro du mois d'AVRIL 2010
- La mort de Jean Ferrat le 13 mars dernier a suscité une vive émotion... et la France, avec une ferveur intacte, s'est mise à fredonner « Pourtant que la montagne est belle », « La femme est l'avenir de l'homme »ou bien sûr « Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers... », ce Nuit et Brouillard qui bouleversa les déportés à sa création en 1963 et qui bouleverse toujours aujourd'hui. Interviewé pour le Patriote Résistant en 1993 par Jean-Pierre Vittori, Jean Ferrat avait expliqué les raisons et circonstances de la création de cette chanson...
- Le centre
d'histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon
met en lumière le parcours engagé d'une femme, Rose Valland,
qui choisit de lutter contre la mainmise des nazis sur les collections
privées et publiques du patrimoine artistique français. Une
forme de résistance et une résistante quelque peu oubliées...
Rose Valland, une femme sur le front de l'art. Laure Devouast.
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Le génocide nazi des Tsiganes en URSS occupée (1941-1944) Les assassinats de masse perpétrés par les nazis dans les territoires occupés de l'Est européen visant les populations tsiganes ainsi que les malades mentaux sont encore peu connus. Des chercheurs allemands ont commencé
à explorer les archives russes, ukrainiennes ou biélorusses
qui ne manquent pas d'éléments pour attester de ces crimes.
Jean-Luc Bellanger rend compte de deux publications sur
ces thèmes.
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« John
Ford, Samuel Fuller, George Stevens, de Hollywood à Nuremberg »
Ils filmèrent les camps
Une exposition au mémorial de la Shoah à Paris montre les images tournées par des cinéastes engagés dans l'armée américaine et qui entrèrent avec elle à Dachau et à Falkenau en mai 1945.
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Dans le sillage des armées alliées qui libèrent les camps en avril et mai 1945 se trouvent des journalistes correspondants de guerre. Sous le choc de ce qu'ils découvrent ils livrent leurs impressions à leurs lecteurs. Que ce soit à Bergen-Belsen ou à Vaihingen (Kommando de Natzweiler-Struthof), comme dans tous les autres camps nazis, un même effroi saisit les observateurs.
- Günter Morsch n'est pas un inconnu pour les lecteurs du PR puisque c'est la troisième interview de lui qui est publiée dans ces colonnes. La première remonte à janvier 1993, alors qu'il venait d'être nommé directeur du mémorial de Sachsenhausen et la deuxième à mai 1998 : à cette date il assumait déjà les fonctions
de président de la Fondation des mémoriaux du Brandenbourg.
Nous avons profité de son récent passage à Paris pour
l'interroger plus particulièrement sur l'évolution de la mémoire en Europe et en Allemagne depuis une vingtaine d'années et sur le rôle des mémoriaux dans ce contexte.
Propos recueillis par Jean-Luc Bellanger et Irène Michine.
Lu
dans le numéro du mois de MARS 2010
-
Une préparation
minutieuse de plusieurs semaines fut nécessaire pour organiser en
mai 1933 l'autodafé de livres par les nazis à Berlin et dans
22 autres villes allemandes. L'autodafé de livres
d'« esprit non allemand » de mai 1933. Un processus que détaille ici
Jean-Luc Bellanger.
- Le 19 février 1944,
les détenus de la centrale d'Eysses (Lot-et-Garonne) tentent à
plus de1200 une évasion collective pour rejoindre la Résistance extérieure... La tentative échoue mais l'esprit de résistance
d'Eysses restera emblématique des luttes contre Vichy des résistants
emprisonnés. Eysses contre Vichy. Corinne Jaladieu.
- Bien que parfois enfouie notre mémoire est toujours fidèle... Trois souvenirs de Dachau. Robert Champrobert faisait partie des 1200 détenus d'Eysses qui furent déportés à Dachau par le convoi du 18 juin 1944. Une déportation dont les souvenirs ressurgissent toujours...
- Le 23 mars ont lieu les
épreuves du Concours national de la Résistance et de la Déportation
et dans les établissements scolaires, professeurs et élèves
se mobilisent encore pour s'y préparer. Nous avons rencontré
Christophe Bayard, l'un de ces enseignants qui consacrent tant de temps et d'énergie à aider leurs élèves, en s'appuyant
sur la présence et le témoignage des anciens résistants
et déportés, et qui poursuivent cette tâche citoyenne
hors du cadre scolaire. Propos recueillis par Irène Michine.
Lu
dans le numéro du mois de FÉVRIER 2010
-
Il y a cent ans (le 21 février
1910) naissait le fondateur des Lettres Françaises clandestines
Jacques Decour. Arrêté en février 1942, il fut
fusillé le 30 mai 1942.
Jacques Decour, un exemple d'homme
libre. Pierre Favre.
- Tout au long de l'année
2010, une série d'événements culturels sur le thème
: Une mémoire française, Les
Tsiganes pendant la Seconde Guerre mondiale, 1939-1946 va être
organisée dans toute la France par un collectif d'associations afin
de faire plus largement connaître le traitement indigne qui leur
fut réservé.
Les Tsiganes en Europe : un crime oublié Franck Schwab.
- Aux Tourelles passèrent des milliers de réprouvés. Parmi les multiples lieux
d'internement ouverts sous l'occupation pour différentes catégories
de détenus, beaucoup restent méconnus. C'est le cas du camp
des Tourelles, à Paris, où fut internée France Hamelin.
- Un aspect peu connu de
la politique allemande de revendications territoriales à l'Est Archivistes
nazis en Pologne et Ukraine occupées. Une douzaine d'archivistes
professionnels allemands choisis par les autorités nazies ont dirigé
durant toute l'occupation les archives nationales, en Pologne depuis 1939,
en Ukraine depuis 1941, et ce jusqu'à la libération de ces
pays devant l'avance de l'Armée Rouge. Pourquoi et dans quel esprit,
c'est l'objet de La recherche historique
que résume ici Jean-Luc Bellanger.
- Denis Peschanski est directeur
de recherche au CNRS - Centre d'histoire sociale du XXe siècle (Panthéon-Sorbonne)
et l'auteur de nombreuses études sur la Seconde Guerre mondiale,
en particulier la Résistance des étrangers ou les camps d'internement.
Il vient de co-réaliser un documentaire sur ce dernier thème,
auquel il avait consacré sa thèse de doctorat.. Propos recueillis par
Irène Michine.
Lu
dans le numéro du mois de JANVIER 2010
-
Parmi les études
scientifiques publiées sur la déportation, figurent un certain
nombre de travaux réalisés par d'anciens détenus du
système concentrationnaire qui ont fait oeuvre d'historien. Pourtant
leurs recherches sont peu prises en compte par l'historiographie - comme
le montre Thomas Fontaine dans cet article.
Des déportés
historiens Une autre historiographie
- Des centaines de milliers
d'anciens nazis, souvent des cadres, échappèrent au processus
de dénazification mis en place par les Alliés après
la capitulation allemande. Ils réapparurent rapidement dans tous
les domaines d'activité... Jean-Luc Bellanger L'échec de la
dénazification en RFA
- À l'invitation
de l'Association Fonds Mémoire d'Auschwitz (AFMA 92), le PR s'est
rendu sur les sites d'Auschwitz et de Birkenau avec un groupe d'élus
des Hauts-de-Seine. Alors que dans quelques semaines sera commémoré
le 65e anniversaire de la libération d'Auschwitz le 27 janvier 1945,
ces mémoriaux continuent d'attirer chaque année plus d'un
million de visiteurs. Irène Michine
- Charles Gelbhart est parti
pour Auschwitz par le premier convoi de juifs déportés de
France, le 27 mars 1942, et fait partie des 23 survivants (sur 1 112 déportés) qui sont rentrés en 1945. Ce texte est le résumé du témoignage qu'il devait faire au procès de Klaus Barbie à Lyon en 1987 et qu'il n'a pu faire en raison d'un malaise dans la nuit qui précéda l'audience.
- Directeur de recherche
au Centre d'histoire de Sciences Po, Guillaume Piketty est l'auteur de
plusieurs ouvrages sur la Résistance. Il vient de publier Français
en résistance, un recueil du plus grand intérêt rassemblant
carnets, correspondances et journaux intimes de résistants, souvent
inédits. Parmi eux, l'écrivain et journaliste Louis Martin-Chauffier,
qui fut membre du comité d'honneur de la FNDIRP et qui tint une
chronique mensuelle dans le PR. Guillaume Piketty a publié en 2009
deux autres livres... Propos recueillis par
Irène Michine.
Lu
dans le numéro du mois de DÉCEMBRE 2009
-
Les lieux de mémoire
existent pour informer sur l'histoire qui s'y est déroulée
et donner à réfléchir. Mais comment doivent-ils transmettre
la connaissance avec objectivité ? Que conserver de ces sites et
de quelle manière ? Comment se garder d'un culte de la mémoire
oublieux de l'histoire ? À ces questions, et à beaucoup d'autres,
ont tenté de répondre directeurs de mémoriaux et de
musées, historiens, représentants d'associations qui ont
participé à Luxembourg du 19 au 21 octobre dernier à
un séminaire européen sur le thème : «Perspectives européennes de la pédagogie sur les lieux d'histoire
et de mémoire » de
la Seconde Guerre mondiale. Les organisateurs, parmi lesquels le Centre
de documentation et de recherche sur l'Enrôlement forcé de
Luxembourg, ont rédigé un compte rendu des travaux que nous
publions ci-dessous car leurs réflexions nous concernent directement.
- Il aura fallu attendre
septembre 2009 pour que les soldats allemands condamnés par la justice
militaire nazie comme « traîtres de guerre » soient enfin
réhabilités en Allemagne (après les déserteurs
en 2002). Cette justice militaire, qui prononça autour de 30 000
condamnations à mort, fait l'objet d'une exposition qui circule
actuellement en Allemagne.
Comment les juges de
la Wehrmacht utilisaient le « droit » pour servir l'injustice.
La « justice » militaire nazie. Jean-Luc Bellanger.
- Lyon, 31 décembre
1943 : au petit matin la Résistance dépose dans les kiosques
25 000 faux exemplaires du Nouvelliste,
qui sont substitués aux vrais numéros de ce journal collaborateur.
Cette opération
spectaculaire a été minutieusement préparée
par les Mouvements Unis de la Résistance (MUR) et parfaitement réussie,
tous les exemplaires sont vendus avant que le subterfuge ne soit déjoué.
La police française et la Gestapo n'en retrouveront jamais les responsables.
L'affaire du faux Nouvelliste
démontre la force de la Résistance, son écho, amplifié
par la BBC, est retentissant. Nous retraçons
son histoire sur la base des témoignages de ceux qui en furent les
acteurs.
- Le PR annonçait
dans son précédent numéro la sortie nationale du film
de Gilles Perret : « Walter,
retour en résistance »,
consacré à l'ancien résistant et déporté
Walter Bassan, adhérent à la FNDIRP de Haute-Savoie. Dans
ce film qui connaît un certain retentissement, il est question de
Résistance et de déportation, mais aussi des valeurs de la
Résistance et de la citoyenneté, du CNR et de son Programme,
des acquis sociaux de la Libération, aujourd'hui remis en cause...
Rencontre avec un homme qui, comme beaucoup de membres de la FNDIRP, n'a
finalement jamais cessé de résister. Propos recueillis par
Irène Michine.
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