LE PATRIOTE RÉSISTANT


Lu dans la livraison du mois de FÉVRIER 2006 :



Le Livre-Mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation consacré à la déportation de répression a ouvert la voie à de nouvelles recherches universitaires sur ce thème. Un aperçu en a été donné lors d'un colloque traitant de la répression sous l'occupation, qui a aussi abordé, entre autres sujets, la question des fusillés et des massacrés. Il était organisé à Caen en fin d'année à l'initiative de l'Université de Caen (Centre de recherche d'histoire quantitative), du Mémorial de Caen, et de la Fondation. Compte rendu de Danièle Baron.

La répression en France  :
déportés, fusillés, massacrés


Un colloque international se tenait sur le thème de « La répression en France, 1940-1945 », les 8, 9 et 10 décembre au Mémorial de Caen. Les communications des chercheurs devaient être centrées sur quatre volets : guerres et répressions ; systèmes et acteurs de la répression en France ; déportés et fusillés ; l'escalade répressive de 1944 ; images et mémoires. Il n'est bien sûr pas question ici de rendre compte de l'ensemble de ce colloque, dont les actes seront sans doute édités, mais de quelques aspects qui ont plus particulièrement trait aux déportés, fusillés, massacrés. C'était, entre autres, le cas de la séance introduite par Yves Lescure, directeur général de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (dont Jean-Pierre Azéma, modérateur, souligna à juste titre qu'elle était insuffisamment connue), qui réaffirma l'intérêt de prolonger le travail entrepris pour le Livre-Mémorial des déportés de répression.

De l'arrestation à la déportation


Jean Quellien (professeur, Université de Caen) analysait les motifs d'arrestation dans une approche quantitative appuyée sur un échantillon de 10 % des 88 000 dossiers des hommes et femmes déportés à partir du sol français (y compris des Zones annexée et rattachée) dans les camps et prisons du Reich.
Les motifs d'arrestation sont liés à l'appartenance des déportés à la Résistance dite organisée ou civile pour 72 % des cas. En ce qui concerne la Résistance organisée (43 % de l'ensemble) : plus du tiers des cas de déportés considérés (37 %) appartenaient à la Résistance communiste (OS, PC, Front national, FTPF), 35 % étant membres de réseaux (SOE, etc.), tandis que 26 % étaient dans la mouvance de la Résistance non communiste (Combat, Libé Nord, OCM, ORA, etc.). En ce qui concerne la Résistance dite « civile », les déportés considérés avaient été arrêtés pour expression ou comportement anti-allemand (26 %), pour refus du STO (20,5 %), pour refus de travail ou sabotage (15,5 %), pour aide à la Résistance (12,5 %) ou assistance aux pourchassés (10 %), etc.
Restent 27 % des déportés de l'échantillon que l'historien classe comme « non résistants » (1)  : Républicains espagnols capturés par l'armée allemande lors de combats de l'été 1940 (28 % de cette catégorie de « non résistants ») ; civils raflés (25 %) ; prisonniers de droit commun extraits de prisons françaises (17 %) ; communistes arrêtés en tant que tels (9 %) ; otages (9 % également), détenteurs d'armes (8 %) et enfin « indésirables » (4 %).
Des déportés victimes, en premier lieu, d'une politique répressive dirigée contre la Résistance (raison fortement majoritaire de leur arrestation) confirmait Jean Quellien, qui ajoutait toutefois qu'à partir de 1944, cette volonté de punir s'articula avec celle de s'emparer de forces de travail nécessaires dans le cadre de la guerre totale. Raison pour laquelle les « non résistants », tels que raflés, indésirables et prisonniers de droit commun furent désormais aussi déportés : un constat qui amena Jean Quellien, tout en soulignant que la Déportation ne peut être à l'évidence déconnectée de la Résistance, à s'interroger sur la pertinence du concept de « déportation de répression » à l'égard de ces derniers. Une question qui, à nos yeux, peut être posée, à condition de ne pas perdre de vue le vécu concentrationnaire des personnes considérées.

Qui sont les déportés ? 


Michel Boivin (professeur, Université de Caen) devait continuer en dressant le profil sociologique des déportés de ce même échantillon. Sans surprise, il s'agit d'abord d'hommes (89 %), les femmes étant minoritaires, quoique avec des variations selon les années et les régions considérées (elles représentent par exemple près de 20 % de la population mosellane déportée). Les hommes âgés de 20 à 29 ans sont surreprésentés : 38 % de l'échantillon, alors qu'ils sont 17 % de la société civile à cette époque. Les 30-49 ans forment néanmoins le plus gros contingent, 47 %.
L'examen des dossiers où la profession exercée avant l'arrestation est renseignée permet à M. Boivin la mise en évidence très nette de la surreprésentation, parmi les déportés, des ouvriers de l'industrie (près de 30 %, alors qu'ils ne représentaient alors que 16 % de la population active !) et, à l'opposé, le faible contingent d'agriculteurs (14 %, alors que cette profession était exercée par 24 % de la population active). Ce sont, globalement, les citadins qui fournissent majoritairement les rangs des déportés, les ruraux étant moins présents. Et si les Français sont les plus nombreux, figure une proportion significative d'étrangers (15 %, alors qu'ils ne comptaient que pour 4,4 % de la population d'alors). Enfin, une carte mettant en évidence le lieu de résidence des déportés avant leur arrestation souligne le tribut payé par le département de la Seine mais aussi les départements du nord-est (Vosges, Haut-Rhin, Moselle) et dans une mesure moindre, ceux de la Zone rattachée. Une sociologie qui, selon le chercheur, est en grande cohérence avec la sociologie générale de la Résistance.

Leur survie, leur mort


Vanina Brière (doctorante) s'intéressait ensuite au devenir des déportés de répression (dont 47 % devaient revenir en 1945), tel qu'il apparaît dans l'état actuel de la recherche. Elle évoquait tout d'abord ceux d'entre eux qui, comme ceux du « Train de la mort » ou du « Train fantôme », devaient succomber au cours même de leur transport vers le Reich : ils furent des centaines à connaître ce sort, dont vraisemblablement Jean Moulin. Envoyés dans les camps centraux ou leurs annexes, 40 % des déportés devaient y périr de faim, de froid, d'épuisement, par manque de soins, voire exécutés après un jugement (c'est le cas de 577 au moins d'entre eux). Elle soulignait néanmoins que 1 500 déportés de répression victimes de sélections internes, jugés inaptes au travail, furent gazés soit sur place (à Auschwitz, Ravensbrück, Gusen) soit à Hartheim pour 882 d'entre eux.
Elle s'attachait ensuite à dégager l'impact de divers facteurs sur ce devenir (zones d'origine, processus de déportation, chronologie, lieux de transfert, etc.). Se confirment des taux de mortalité très variables : quasiment absent chez les personnalités otages (3,5 %), peu important chez les déportés incarcérés dans les prisons, ils affectent en revanche plus de 78 % des femmes du convoi du 24 janvier 1943, près de 64 % des Républicains espagnols arrivés dès fin 1940, début 1941 dans l'univers concentrationnaire et plus d'un déporté dit « NN » sur deux.
D'autres paramètres agissent « mécaniquement » sur cette mortalité : âge des intéressés, durée de la déportation, transfert dans un kommando particulièrement pénible, hivers rigoureux, etc. Une mortalité qu'il n'est pas toujours facile de cerner avec précision (exécutions « sauvages », évacuations, etc.), plus de 7 % des cas demeurant à ce jour non élucidés. Et, ajoutait enfin Vanina Brière, une mortalité qui continue à être observée dans l'immédiat après-guerre en raison des séquelles dues à la déportation.

Après le débarquement


Delphine Kazandjian, doctorante, évoquait ensuite le cas des déportés expédiés de la Zone occupée vers l'univers concentrationnaire après le débarquement allié en Normandie, qui, loin de stopper la répression, inaugure une nouvelle phase de répression, très intense. Ils furent plus de 21 000 à subir ce sort, dans un contexte nouveau marqué par des opérations militaires alliées conjuguées à celles de la Résistance ainsi que par les divers mouvements des troupes d'occupation. Le centre de gravité des départs en déportation se déplaça vers l'est : Compiègne perdit désormais le triste « monopole » de plaque tournante au fur et à mesure de l'évacuation allemande, elle-même marquée par celle des prisons et camps d'internement. Les convois circulaient désormais sur des voies annexes, les grands axes ferroviaires étant bombardés, ce qui aggrava bien évidemment les conditions faites aux déportés.
Vers quelles destinations furent envoyés ces déportés ? Sur le camp de Dachau en premier lieu, mais aussi sur celui de Natzweiler (qui perdit ainsi sa vocation spécifique de camp pour NN) et de son voisin de Schirmeck - ces deux camps devenant à leur tour le point de départ vers d'autres lieux.
Qui étaient ces déportés, partis peu avant la Libération du territoire mais qui connurent néanmoins de longs mois concentrationnaires ? Encore et toujours, des auteurs d'actes de résistance, de plus en plus organisés, parmi lesquels les FFI constituées depuis le mois de mars 1944. Mais aussi des raflés et otages, majoritaires dans les convois de septembre 1944, ce qui témoigne de l'ampleur des représailles exercées à l'encontre des populations civiles. Des représailles violentes, mais pas tout à fait aveugles, puisque le Reich cibla en priorité de jeunes adultes, considérés comme particulièrement aptes aux rigueurs de l'esclavage concentrationnaire.
Les départements de la Meurthe-et-Moselle, des Vosges, du Territoire de Belfort et du Doubs payèrent un fort lourd tribut au cours de cette ultime période durant laquelle les nazis, contraints au repli, s'acharnèrent néanmoins. Une période qui vit le monde rural de plus en plus concerné par la Résistance tout comme certaines professions (gendarmes, policiers). Ceux qui furent ainsi déportés après le débarquement dans des convois circulant dans des conditions chaotiques, arrivés dans les camps tardivement mais dans une période d'emballement du système concentrationnaire, connurent une mortalité légèrement supérieure à la moyenne générale.

Et les déportés arrêtés en Allemagne ?


Arnaud Bouligny, doctorant, traitait du cas des Français arrêtés en Allemagne et versés dans les camps nazis, un groupe largement sous-estimé jusqu'aux travaux de la Fondation : à ce jour, 6 225 d'entre eux ont été identifiés et ce chiffre ne rend sans doute pas encore compte de la réalité. Un chiffre qui peut sembler marginal au regard des effectifs des Français présents en Allemagne (1,5 million prisonniers de guerre, 650 000 travailleurs forcés, 300 000 travailleurs volontaires), mais qui constitue néanmoins près de 10% de l'effectif des déportés français. Il s'agissait essentiellement de jeunes contraints au travail, ressortissants de la loi du 4 septembre 1942 puis du STO (48 %), mais aussi de travailleurs volontaires (30 %), et enfin des prisonniers de guerre (20 %) privés de leur protection par les services de police du RSHA. Enfin, figuraient dans ce groupe des Alsaciens-Mosellans (enrôlés pour le RAD - Service du travail du Reich -, Malgré-Nous, Patriotes Résistants à l'OccupationŠ).
Peu de femmes furent concernées par cet itinéraire, qui devait affecter très majoritairement les hommes de moins de 30 ans (71 %), ouvriers de l'industrie ou de l'artisanat convoités par le Reich, originaires des zones industrielles françaises. Près des trois-quarts d'entre eux furent arrêtés au cours de l'année 1944 et au début 1945, essentiellement pour absentéisme, refus d'exécution, acte de sabotage, désertion de postes, pour propagande anti-allemande (actes pouvant s'apparenter à de la Résistance civile), voire sur simples soupçons d'hostilité à l'égard du Reich, quand il ne s'agissait pas de représailles consécutives à des actes anti-allemands. Quelques délits de droit commun furent également à l'origine de ces arrestations, concentrées dans les zones industrielles du Reich ou près des frontières. Victimes d'un simple ordre d'internement, ils furent expédiés principalement vers Dachau, Buchenwald, Dora, Sachsenhausen. Deux tiers d'entre eux devaient entrer dans l'univers concentrationnaire au cours de l'été 1944 et jusqu'au printemps 1945, par petits groupes voire seuls, et subirent les mesures de déshumanisation communément infligées aux déportés. Sur ce groupe, 2 200 décès en déportation sont établis, dans des proportions variables selon les camps : Gross Rosen, Flossenbürg semblent avoir à cet égard été particulièrement meurtriers.

Quels fusillés ?


Combien et qui étaient les « fusillés », autre groupe d'importance victime de la répression ? Thomas Pouty, doctorant, s'attacha à répondre à cette question, indiquant avoir identifié 3 800 d'entre eux, exécutés après jugement d'un tribunal militaire (762 entre juin 1940 et août 1944), ou par simple mesure découlant de la politique des otages (238 exécutés entre septembre 1941 et octobre 1943).
Létude exhaustive de près d'un tiers des dossiers de ces fusillés permet d'en avoir une image plus précise. Les premiers fusillés de l'été 1940 comptaient parmi ceux qui avaient refusé de rendre les armes ; ils furent rejoints par ceux qu'y s'en prirent physiquement aux occupants ou à leurs installations puis ceux qui, à partir de septembre 1941, furent visés par la « politique des otages » et enfin par ceux qui, à partir de l'automne 1942, furent encore plus massivement jugés par les tribunaux. Après une accalmie (toute relative, si l'on songe aux 25 Nantais et aux lycéens de Buffon) au début de l'année 1943, période au cours de laquelle les premiers convois massifs de déportation partaient vers le Reich, les fusillades reprirent pour ne cesser d'augmenter jusqu'en mai 1944, année qui détint le triste record (42 % des fusillés, résistants dans les mêmes proportions que précédemment).
Quatre fusillés après jugement sur cinq appartenaient à un mouvement (80 %) ou un réseau (20 %), 72 % d'entre eux étant rattachés à un groupement d'inspiration communiste : les autorités nazies, méfiantes, réclamaient systématiquement aux services de lutte anticommuniste de Vichy de leur livrer ces communistes et elles furent entendues.
La détention illégale d'armes à feu fut également le motif direct d'une exécution sur dix. Les conduites de résistance dite civile pouvaient aussi conduire au poteau d'exécution (actes de sabotage, aide aux « indésirables », aux clandestins ou aux aviateurs alliés), tout comme les désertions des Alsaciens-Mosellans enrôlés de force dans l'armée allemande. Dans quelques cas, un simple délit d'opinion tel que la « propagation d'idéaux communistes » pouvait aussi y mener. Les otages fusillés avaient quant à eux été choisis parmi les « judéo-bolchéviques », les communistes formant 78 % de ce groupe de victimes, groupe ultérieurement complété par des internés « coupables » de détention d'armes, d'agression physique contre des soldats allemands ou encore pour des actes de résistance civile.
À de rares exceptions, les fusillés résidaient dans la Zone occupée sous contrôle du Commandement militaire allemand (MBF), dont un quart en Seine et Seine-et-Oise et nombre dans le Nord/Pas-de-Calais. Les lieux d'exécution, concentrés tout d'abord en quelques sites proches des actions de la Résistance (le Mont-Valérien, le camp de Châteaubriant, Nantes, Souge) se diversifièrent ensuite : le Calvados, le Maine-et-Loire, la Loire-Inférieure, etc., témoignant d'une volonté de frapper l'opinion publique en « décentralisant » les exécutions.
Cette forme particulière de répression devait cueillir, dans près d'un cas sur deux en ce qui concerne les fusillés après jugement, de jeunes hommes dans la fleur de l'âge (moins de 30 ans), les otages exécutés étant pour leur part plus mûrs car désignés pour leurs engagements d'avant-guerre. En fin de compte, le profil des fusillés, qu'ils aient été condamnés à mort ou choisis sur des listes d'otages, était-il si différent de celui des déportés ? Question à laquelle Thomas Pouty, évoquant là encore une surreprésentation des salariés de l'industrie ou de l'artisanat, apportait un début de réponse affirmative, montrant la vitalité de la Résistance populaire.

Les « massacrés »


Parlant de la répression extra-judiciaire de l'été 1944, Hélène Guillon (doctorante) évoquait ceux qui furent victimes, isolés ou collectivement, d'exécutions sauvages commises par les unités militaires (Wehrmacht, Waffen SS - dont Das Reich) ou par les forces de police allemandes.
Étudiant les « massacrés » de l'ensemble de la période 1940-1945, le Comité d'Histoire de la Seconde Guerre Mondiale avait en son temps avancé un bilan, certainement encore en-deça de la réalité, de 6 000 victimes, dont 3 600 à partir du 6 juin 1944. Mais ce
phénomène est difficile à cerner dans son ampleur : si les noms des habitants d'Oradour, pour ne citer que le cas le plus emblématique, sont connus, il n'en va pas de même pour l'ensemble des massacrés. Ce phénomène nouveau, concentré sur une courte période, et qualifié par l'intervenante de « phase de brutalisation », témoigne de la sauvagerie des occupants acculés au repli (l'itinéraire sanglant de la Das Reich, de la Haute-Garonne au nord-ouest, est largement connu, mais cette unité n'a pas le monopole des exactions). Il n'épargne aucune région et touche des résistants capturés puis abattus (un cas sur cinq, dans l'état de la recherche, au rang desquels les maquisards). Il touche aussi des détenus de diverses prisons (eux-mêmes aux trois-quarts résistants) que les occupants entendent « vider » avant leur départ : tel est le cas de la prison de Montluc, où plus de 400 internés furent assassinés entre le 9 juin et le 29 août 1944. Mais il affecte plus encore des civils tués lors d'expéditions punitives : visant la population, accusée collectivement de soutenir la Résistance, les occupants opèrent des rafles totalement aveugles et arbitraires, fauchent les premiers habitants rencontrés, pénètrent dans leurs maisons.
Seront ainsi massacrés majoritairement des hommes, mais aussi des femmes et des enfants, sous des formes aussi variées que barbares : exécutions par balles, incendies, pendaisons, noyades, tabassage. Certaines victimes furent même ensevelies vivantes. Particulièrement exacerbée jusqu'à la fin août, cette forme nouvelle de répression, aussi limitée dans le temps que violente, semble avoir fait plus de victimes isolées que l'on ne le pensait : d'où l'intérêt de poursuivre l'enquête, à la fois pour la mémoire de ces massacrés et pour la connaissance historique.
Ce qui est vrai pour l'ensemble des recherches en cours sur les mécanismes répressifs à l'¦uvre dans tel ou tel convoi, les études particulières sur les groupes visés, etc. Recherche auxquelles il convient d'apporter des matériaux vivants en complément des dossiers administratifs.
 

Danièle BARON
 

(1) Encore que l'on puisse rappeler ici cette définition de la répression donnée par Jean-Pierre Azéma et Denis Peschanski : « La répression s'en prend aux individus pour ce qu'ils font, ont fait ou sont présumés pouvoir faire » (in Vichy, État policier, Seuil, 1993, sous la dir. de J.-P. Azéma et François Bédarida).
 

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