"Mais pas de plainte dans nos bouches ; l'hiver ne saurait être éternel; un jour, nous nous crierons joyeusement. Oh ma maison, je te revois. Alors les soldats de Börgermoor ne marcheront plus la bêche sur l'épaule dans le marais". Sur ces derniers mots, ils plantèrent leurs bêches dans le sable et quittèrent la scène. Aussi incroyable que cela puisse paraître, la voix des soldats allemands avait rejoint le choeur des bagnards : sans doute n'avaient-ils pas compris immédiatement le sens profond de ce chant; à leurs yeux, les soldats de Börgermoor, c'était eux.
Deux jours après, la version originale du Börgermoor est officiellement interdite dans le camp... Ce qui ne l'empêche pas de voyager dans l'Europe entière, notamment en France sous le nom de Chant des Marais. D'autres chants furent créés dans les camps : mais aucun autre n'eut la même postérité.
Retour
au Chant des Marais